Je ne comprends
pas !!! 10,9 millions de téléspectateurs, c’est le chiffre de la rentrée
des séries et je n’en reviens pas ! La saison 3 de la série The Walking
Dead a repris cette semaine aux Etats-Unis et la chaine câblée AMC a une fois
de plus fait péter les scores de l’audimat, se plaçant au premier rang des
chaines les plus regardées ce soir-là. Pour bien se rendre compte de ce
chiffre, il faut imaginer qu’une chaine privée comme Canal+ fasse une meilleure
audience que TF1. C’est du jamais vu. Surtout si on prend en compte plus
précisément l’impact sur la cible des 18-49 ans (la tranche de la population
visée par tous les publicitaires) : celui-ci n’a jamais été aussi élevé
sur une chaine câblée. Il faut ajouter que le précédent record d’audience
détenu par une série câblée avec publicité (donc sans HBO) était détenu par… The Walking Dead ! Le final
de la saison 2 avait déjà réuni 9 millions de téléspectateurs (explosant les
Desperate Housewives au passage, pourtant diffusées sur une chaine nationale).
J’avoue que tout cela me laisse pantois. J’ai essayé plusieurs fois de regarder
cette série. J’avais déjà péniblement regardé la première saison. Je m’étais
remotivé pour voir la deuxième, en vain. Je n’accroche pas. Une fois n’est pas
coutume, voilà les 5 raisons qui font que je n’aime pas The Walking Dead.
Les zombis :
bon, de base, je ne suis pas un énorme fan du concept même des zombis. Je
trouve que c’est une mythologie qui frise souvent le ridicule. On tourne
toujours un peu en rond sur les mêmes intrigues. Je ne suis pas très amateur du
gore pour le gore. Alors pourquoi se lancer dans une série qui aborde frontalement
ce thème ? Parce qu’on m’avait dit que le traitement était différent de ce
qu’on avait l’habitude de voir ailleurs. Ouais, bah bof… c’est quand même franchement
dans la même veine que d’autres films de zombis. On est loin de l’originalité
de 28 jours plus tard, qui montraient des zombis vifs, agressifs et vraiment
inquiétants, ou Shaun of the Dead qui m’a fait franchement marrer ! Non,
là, on a une fois de plus affaire à des zombis qui marchent comme des débiles
en poursuivant les héros avec les bras en avant… je capte pas.
Le héros : Au
mieux, il est impassible et mystérieux (je doute), au pire, il a zéro charisme
(je vote pour cette option). Soyons clair, on se fait un peu chier avec Rick
Grimes (joué platement par Andrew Lincoln, plus habitué aux rôles de jolis cœur
dans Love Actually ou l’Arnacœur). Ill a toujours l’air de se demander ce qu’il
fout là, et nous aussi du coup.
Les personnages :
difficile de trouver quelqu’un de vraiment attachant dans cette troupe de
rescapés. La famille de Rick Grimes est horripilante de bons sentiments et de
guimauve. Le partenaire de Rick est déprimant d’ennui : secoue-toi, que
diable !!! Pour être objectif, il parait qu’il devient intéressant en
cours de saison 2 (il était temps). La plupart de leurs autres compagnons sont
tous trop flippés et psychologiquement abattus pour être réellement
sympathiques. Glenn, soi-disant marrant me soule justement avec ses blagues rarement
drôles. Dale ou T-dog m’agacent avec leur bon sens et leur moralité parfaite. Bref,
on attend juste de savoir à quel moment les uns et les autres vont y passer
(parce que oui, un grand nombre de persos principaux y passent, ce qui est
couillu pour une série, je reconnais). Allez, je sauve quand même le personnage
de Daryl, bien barré et suffisamment psychopathe pour tenir la route dans ce
monde un brin flippant. Je garde aussi Andrea pour son regard inquiétant
(toujours à deux doigts du nervous breakdown, celle-là).
Le rythme :
c’est LE point insupportable de la série. Il ne se passe rien !!! Le
rythme est déprimant de lenteur. Pourtant, c’est justement ce qui peut me
plaire sur d’autres séries (je pense surtout à Mad Men). Mais là, ça ne prend
pas. Les personnages passent leur temps à se cacher, à ne pas faire de bruit et
à pleurer sur leur triste sort. La situation est tellement sans issue qu’on
n’espère aucune amélioration. De toute façon, ils sont dans la merde et ils y
resteront jusqu’au bout. Quand on voit le nombre de tomes qui existent dans la
version BD d’origine (excellente, parit-il), on se dit qu’on n’est pas prêt
d’en voir le bout. Les seuls moments vraiment captivants de chaque épisode se
situe exactement trois minutes avant la fin de chaque épisode. Le cliffhanger
est une bonne ressource scénaristique s’il est utilisé intelligemment. Là, les
auteurs en usent et abusent pour ensuite s’endormir pour le reste des épisodes.
Pénible…
Les bruitages :
ok, c’est la base même du gore mais il faut arrêter avec les bruits de
bouillie. Splotch, shlouitch, slatch… C’est ridicule. Ça va, on a compris. A
force, ça décrédibilise la série. Pourtant les effets spéciaux et les
maquillages (virtuels ou réels) sont tout bonnement hallucinants, je le
reconnais. C’est pas tellement ma came de voir des corps déchiquetés et des
boyaux qui trainent partout mais je suis obligé d’admettre que pour de la série
télé (câblée, qui plus est), les moyens sont impressionnants. Dommage de les
gâcher par des bruits d’éponges détrempées…
On aura donc
compris que la série ne fait pas partie de mon panthéon des séries du moment.
Et pourtant, face à l’engouement général et étant un brin influençable, je vais
peut-être redonner une chance à la série, tant que je n’ai pas encore trop d’épisodes
de retard. Peut-être. C’est pas sûr. Sans mauvais jeu de mots, il faudra
vraiment que la série envoie du steak !

