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vendredi 28 avril 2017

Séries Mania : saison 8 !



Cette année, contrairement aux années précédentes, j’ai réussi à me prendre par la main assez tôt pour pouvoir profiter comme il se doit du festival Séries Mania. D’ordinaire, je fais partie des petits malins qui se réveillent trois jours avant la cérémonie d’ouverture pour constater tristement que tout est complet. Or, pour sa 8ème saison, le festival parisien avait annoncé du lourd ; du coup, j’étais au taquet au moment de l’ouverture de la billetterie. Et résultat, j’ai pu voir tout ce que je voulais voir. Les choix que j’ai faits pourront en surprendre certains puisque plutôt que de miser sur les nouveautés, j’ai majoritairement joué la carte de la nostalgie. C’est tout juste si je me suis autorisé à voir quelques inédits, mais toujours pour des séries que je connaissais déjà. Petit bilan de cette première expérience ma foi très réussie.

Cérémonie d’ouverture – The Leftovers s3 e1&2 : dans la vie d’un sériephile, il est des moments qui marquent particulièrement. Et aller au cinéma avec Jennifer Aniston en fait définitivement partie. Bon, ok, j’avoue ; je ne l’ai pas vue de mes propres yeux. Soit. Mais elle était là, dans la salle, à quelques mètres. Et ça, ça a déjà pas mal chamboulé mon petit cœur de fan. Cœur qui a définitivement fini de chavirer lorsque Damon Lindelof, Justin Theroux, Christopher Eccleston et Max Ritcher – soit le créateur, les comédiens et le compositeur de The Leftovers – sont montés sur scène pour présenter ce qui est sans aucun doute possible l’une des séries les plus marquantes de la décennie.
En seulement deux saisons, la série est même entrée dans mon panthéon des plus grandes séries de tous les temps ; c’est dire si j’étais à la fois excité et anxieux de découvrir les premiers épisodes de cette saison 3. La saison 2 était un tel chef d’œuvre que j’avais peur que la suite ne soit pas au niveau. Que nenni. C’est brillant. Et surtout, c’est prometteur. Toutes les conditions sont réunies pour que The Leftovers finissent en apothéose. Et j’ai hâte de voir les six autres épisodes qui composeront cet ultime volet. A ce sujet, je dois dire qu’enchainer deux épisodes de cette série et un magnifique spectacle de danse contemporaine (rendant superbement hommage au travail de Lindelof et à la musique transcendante de Richter)  est une expérience assez intense. Je crois que je préfère prendre le temps de voir chaque épisode séparément et de le « digérer » tranquillement pendant quelques jours. Là, ça faisait beaucoup d’émotions pour moi. Mais au moins, ça vous lance un festival !

Queer as Folk (UK) en intégral: dans la vie d'un sériephile, il est de ces séries qui chamboulent en profondeur. Personnellement, QAF en fait partie. J'ai découvert cette série anglaise quand j'avais 19 ans et je n'en avais plus revu un épisode depuis au moins dix ans. Depuis, ma vie a changé. Depuis mon quotidien s'est rapproché de celui de ces homosexuels de Manchester. Revoir l'intégrale de la saison 1 a fait déferler une vague de nostalgie pour cette lointaine période de ma vie où j'enviais la liberté de ces personnages. Et à cela, est venue se mêler une admiration nouvelle pour la justesse de ces histoires qui, 15 ans plus tard, sont toujours si justes et si actuelles. 
Au passage, comme l'a dit Romain Burrel, modérateur d'un débat qui a suivi la projection, il est un peu navrant de voir que les fictions françaises sont encore si frileuses sur les sujets de l'homosexualité. Alors qu'elle pourrait jouer un rôle de sensibilisation auprès d'un large public, comme QAF l'avait fait en son temps, outre-Manche.
(Bon en revanche, je n'ai pas tenu pour la projo de la saison 2. 4h de saison 1, c'était déjà pas mal...)

Rencontre avec Damon Lindelof: dans la vie d'un sériephile, il est des auteurs qu'on admire plus que de raison. Damon Lindelof fait partie de cette catégorie pour moi. Alors quand le showrunner de Lost et de The Leftovers, président du jury de ce festival, a passé près de deux heures à nous parler de son travail, autant  dire que ça a été l'apothéose de ce festival pour le fan inconditionnel que je suis. De l'écriture si speed du pilote de Lost à sa fin tant décriée (à tort, amha) par le public, en passant par ses thèmes de prédilection, sa vision de la religion ou ses débuts à Hollywood, Lindelof a littéralement captivé son public (acquis, avouons-le). C'était passionnant, c'était clair, c'était touchant par moment (Ah la tristesse du scénariste déçu de ne pas avoir atteint son public...). Bref une vraie belle grande leçon d'écriture sérielle que je vous conseille de regarder ici: http://series-mania.fr/video/rencontre-damon-lindelof/
(un grand bravo à Olivier Joyard pour avoir mené cette discussion d’une main de maître).
Plus que jamais, je suis persuadé que Lost est une série absolument géniale, de bout en bout. Et l'envie de me la refaire intégralement me démange furieusement depuis Séries Mania.

Dix Pour Cent intégrale s2: dans la vie d'un sériephile, il est de ces séries qu'on est heureux de voir revenir. Dix Pour Cent était une des plus jolies surprises de 2015. Drôle, bien écrite, bien jouée, elle s'était en plus payé le luxe de rencontrer un succès certain, côté public et critique.
La projection des 6 épisodes était donc attendue. Et si l'on en croit les réactions d'une salle chauffée à bloc, l'attente a été récompensée. Dans la lignée directe de la première saison, cette nouvelle fournée garde la fraîcheur et l'humour qu'on connaissait à la série. Les répliques fusent et font mouche. Certains personnages prennent une nouvelle dimension qui leur va bien. Je pense à Noémie qui voit se développer une storyline très drôle, à la hauteur du talent de son interprète Laure Calamy. Et visiblement, c'est tout ce qu'attendait le public, hilare à chacune des interventions de ce personnage, et de son compère Hervé, déjà parfait en saison 1.
Dommage que les premiers chiffres d'audience sur France 2 ne soient pas ceux attendus. Content qu’ils aient un peu augmenté depuis. Dix pour Cent mérite plus de succès et plus de saisons!

Sense8 s2 e1: dans la vie d'un sériephile, il est des casts qui vous hypnotisent. Je l'ai déjà suffisamment dit ici ou là mais les 8 héros de Sense8 (allez, avec Hernando et Amanita, ça fait 10) comptent évidement parmi ceux-là. Ils ont même acquis à mes yeux (et visiblement aux yeux des personnes présentes au festival ce jour-là) un statut quasi-culte. Comme disait un ami, « ces huit-là iraient acheter des pommes qu’on trouverait ça bandant ». La mention de Netflix lue juste avant la projection et rappelant le caractère exceptionnel de cette avant-première à fini de conditionner les (jeunes) fans.
Pour respecter cette fameuse consigne qui nous incitait à ne pas spoiler ce premier épisode sur les réseaux sociaux, je ne dirai rien de ce nouvel épisode. Si ce n’est : vivement le 5 mai pour la saison complète. Ça va déchirer! Hâte, hâte, hâte !

Rencontre avec Julianna Margulies (et sa carte blanche) : Dans la vie d’un sériephile, il est de ces actrices qu’on n’oubliera jamais. La belle et charismatique Julianna Margulies a gagné ce privilège en interprétant Carole Hathaway dans la mythique Urgences puis Alicia Florrick dans l’intelligente The Good Wife. Invitée exceptionnelle de ce festival, Julianna, plus élégante et souriante que jamais,  est venue parler de son métier de comédienne, de ses débuts dans le milieu sériel et des contraintes hallucinantes que demande le tournage annuel de 22 épisodes de 42 minutes (surtout quand on est une jeune maman). Au travers des deux rôles qui lui ont valu une notoriété internationale, l’actrice a aussi tenu un discours plus engagé en affichant un féminisme convaincu. À revoir ici:
Le lendemain, la comédienne est venue brièvement présenter l'épisode d'Urgences et celui de The Good Wife qu'elle avait choisis pour la carte blanche que lui proposait le festival. Au-delà de la délicieuse madeleine de Proust que constitue la moindre image d'Urgences (ce générique..), il était passionnant de comparer deux personnages incarnés par la même interprète à près de 15 ans d'intervalle dans des situations diamétralement opposées. Julianna rocks !

Conférence Buffy: dans la vie d'un sériephile, il est des séries dont on pourrait parler encore et toujours. Malgré son statut de teen-série de la trilogie du samedi, Buffy mérite pourtant d'être (re)vue, même 20 ans après ses débuts (j'en parlais ici chez les copains du DailyMars); mais elle mérite aussi d'être étudiée, analysée et déchiffrée. Et ça, Sandra Laugier, Carole Milleliri et Yaële Simkovitch l'ont parfaitement démontré en abordant tour à tour des questions pertinentes soulevées par la série: qu'il s'agisse de féminisme (analysé très finement au travers du traitement des personnages masculins), du rapport à la mort ou de l'actualité politique, Buffy aborde une foule de thèmes tous plus riches les uns que les autres.
Qu’il est plaisant de se retrouver dans une salle de fans convaincus que Buffy n'est pas la niaiserie kitsch qu'on voudrait nous faire croire. Il est temps que le public français s'en aperçoive. Et visiblement, ça commence à venir.
Seul inconvénient de cette conférence: j’ai envie de revoir toute la série. Et avec le re-visionnage de Lost susmentionné, ça risque de faire beaucoup...
…ou pas.


Pour cette première édition de Séries Mania à laquelle j'ai réellement participé, j'ai donc joué la carte de la nostalgie en me replongeant avec beaucoup beaucoup beaucoup de plaisir dans des séries cultes comme Buffy, Lost, Urgences ou Queer as Folk. Et j'en ai profité pour prendre un peu d'avance en visionnant les épisodes inédits de séries actuelles qui me plaisent le plus. Ce festival est donc un succès total pour moi: du concentré de kiff absolu. Vivement l'année prochaine! Et là, promis, j'irai voir des nouveautés!

mardi 17 décembre 2013

La VF, c'est tout pourri!



Ça n’est un secret pour personne, je regarde les séries (et les films aussi, d’ailleurs) exclusivement en version originale. J’exècre la version française et je ne comprends pas pourquoi les séries ne sont pas intégralement proposées au moins en version multiple à la télévision. Très souvent, on m’accuse de snobisme. Mais ça n’a rien à voir avec ça. Et je vais tenter de le prouver. Je ne reviendrai pas sur le nombre incommensurable de vannes, jeux de mot et autre calembours qui passent à la trappe au moment de leur francisation. Je passerai également sur la qualité du doublage qui se dégrade peu à peu (je ne blâme pas les doubleurs : ils doivent souvent travailler dans l’urgence, car la lutte contre le piratage forcent les chaines à précipiter la diffusion des épisodes). Enfin, je ne me lancerai pas dans un débat pour savoir si la voix française convient mieux au personnage de Ross (seriously?). Non, je vais essayer de donner de vraies raisons. Celles qui prouvent qu’on devrait faire comme dans beaucoup d’autres pays : regarder systématiquement les programmes dans leur version d’origine.

1) Xander devient Alex dans Buffy. Pourquoi ? Aucune idée. Alors certes, le garçon s’appelle en réalité Alexander mais quel intérêt d’avoir changé son surnom ? Je ne vois pas. D’autant que le personnage détonne à côté des autres prénoms plutôt inhabituels de la série : au milieu de Willow, Oz, Buffy, Cordelia ou Spike, Alex parait bien conventionnel. Dieu merci, ils n’ont pas traduit Faith ou Dawn.

2) X-Files devient Aux Frontières du Réel. Ok, ça n’a pas duré longtemps, mais quand même, M6 a sérieusement pensé que ce titre conviendrait mieux à la série culte. On aurait pu comprendre qu’ils traduisent le titre avec quelque chose dans le genre "Les affaires non classées", mais ils ont préféré faire référence à Au-delà du réel, une série qui n’a aucun lien avec Mulder et Scully. Si ce n’est le paranormal, ce qui est un peu faible, convenons-en.

3) En français, Jacques Bauer court partout en hurlant "CAT, CAT". Tout en portant un badge et un blouson estampillés CTU. Le pauvre devient dyslexique.

4) Dans Lost, la frenchie Rousseau devient allemande. Ca aurait pu passer, sauf que dans un épisode, Shannon (qui parle français) doit traduire ce que Rousseau a écrit sur un carnet. Et comme il s’agit des paroles de la chanson La Mer de Charles Trenet et qu’on les voit distinctement à l’écran, les doubleurs se retrouvent bien emmerdés pour expliquer les difficultés de Shannon à traduire les propos de la Française.

5) Dans Modern Family, Gloria perd son accent dans la VF. J’ai appris ça récemment, je ne l’ai jamais vu, mais je me demande comment c’est possible. Une grand partie des blagues et de l’intérêt du personnage réside dans le fait qu’elle est toujours à côté de la plaque parce qu’elle maitrise mal la langue utilisée par les membres de sa famille. Sans oublier le fait qu’elle demande fréquemment à son mari de l’aider à trouver des mots qu’elle ne connait pas (comme "hélicoptère", un running gag de la série).



6) Dans The Big Bang Theory, "Bazinga", l’expression culte de Sheldon, devient "j’t’ai bien eu". Ça marche beaucoup moins bien. Et ça n’a pas l’impact de son équivalent anglais. D’autant que le mot n’existe pas non plus en VO, ce qui rend Sheldon (encore plus) particulier.

7) Sans aucune raison valable, les traducteurs ont voulu imposer des génériques chantés (en français donc) à Prison Break et Heroes. Je pensais qu’on avait arrêté de faire ça depuis Dallas. Et ben non, ils nous ont collé deux pauvres chansons sorties de nulle part. Et ils ont choisi du mauvais r’n’b, qui plus est, sans doute pour faire cool. C’est désastreux. Et ça fait mal aux oreilles.




8) Dans Glee, en français, ça ne dérange visiblement personne que les personnages changent de voix dès qu’ils se mettent à chanter. Et on ne peut pas dire que les chansons soient occasionnelles dans la série. Ce qui créé un décalage constant. Bon, la série étant un peu barrée, ça ne fait que rajouter de l’étrangeté à l’ensemble. Soulignons l’exploit d’avoir trouvé une voix encore plus agaçante pour doubler Kurt. Même Chris Colfer, le comédien qui l’interprète, la trouve ridicule. C’est dire.

9) Samantha Jones devient affreusement vulgaire dans Sex and The City. En anglais, même si la nympho de la série pouvait dire les pires horreurs du monde, Kim Cattrall parvenait à lui donner de la classe, de l’élégance même. Sa voix française de poissonnière la rend tout simplement grossière. Et ça nuit au personnage, bien plus subtil qu’il n’y parait.

10) Avec une prononciation à la française, Bree Van de Kamp devient Brie Van de Kamp. Et ça pue comme prénom.

11) Les traducteurs n’ont pas compris ce que les auteurs de Friends ont voulu faire avec les titres des épisodes. En anglais, les scénaristes ayant remarqué qu’il était impossible de tous les retenir, tous les titres commencent par "The one where" ou "The one with". Ce qui aurait dû se traduire par quelque chose du genre "Celui où il se passe ceci", expression utilisée communément par les fans de n’importe quelle série pour parler de tel ou tel épisode. "The one" désigne donc l’épisode lui-même. Mais en français, "Celui" désigne un des personnages : " Celui qui fait ceci" ou "Celui qui a cela". L’effet est raté.

12) Et enfin le meilleur pour la fin : dans Dynastie, un des personnages fait son coming-out devant son père. Il faut reconnaitre que c’est assez révolutionnaire pour l’époque. Trop sans doute pour les diffuseurs français qui préfèrent contourner le problème. En français, le jeune homme n’est pas gay, il est… malade. Voilà voilà… Superbe. Vingt sur vingt, vive la France. C’est véridique. C’est ici.

Alors ? Convaincus de passer à la VO ? Ça serait bien. Vous pourriez rejoindre le clan très prisé des snobs qui ont appris à parler anglais en matant les séries. Ça va être légen… attendez pour ça… daire !

lundi 4 novembre 2013

Vis ma vie de blogueur en 10 questions



Ça y est, j’ai dépassé les 50 000 pages vues sur mon blog ! Youhou ! Je ne sais pas ce que ça représente à l’échelle de l’Internet, mais j’avoue que je ne suis pas peu fier ! Alors pour fêter ça, post un peu particulier aujourd’hui en mode Vis ma Vie de Blogueur Série
Quand on tient un blog sur les séries, on est assez rapidement fiché dans son entourage comme étant le référent ultime sur le sujet. Ce qui est évidemment très flatteur. Cela veut dire que ledit entourage lit ledit blog ou au moins qu’il se tient au courant des nouveaux posts via Facebook. Ca devient même très gratifiant lorsqu’un ami vous annonce avoir regardé (et aimé) une série en se basant sur ce qu’on a écrit. Mais bon, ça a aussi son lot d’inconvénients. A commencer par le fait que, malgré tous mes efforts pour éviter le sujet en soirée, les gens finissent toujours par me parler séries. Alors, moi, bêtement, je plonge et il devient vite difficile de m’arrêter. Souvent, ça soule au moins la moitié de l’assistance, voire même ça plombe l’ambiance. Alors pour tous les diners que j’ai pu flinguer, je vous présente mes excuses les plus plates ! Mais parfois, c’est dur de ne pas réagir à certaines remarques. Et certaines d’entre elles reviennent souvent. Très souvent :

1) "Pfff, mais moi, j’ai pas le temps de regarder des séries… Comment tu fais ?"
"C’est bien simple, tu sais, moi, je n’ai pas de vie. Je ne fais que ça de mes soirées parce que je n’ai pas d’amis. Et aucun autre centre d’intérêt. Et d’ailleurs, je ne sais même pas pourquoi je te parle parce que j’ai une saison à rattraper, là…"
Non mais franchement. Evidemment que je ne fais pas que ça de ma vie. Bizarrement j’aménage mon temps libre pour y faire ce que j’aime. Alors oui, ça me prend du temps mais pas plus qu’à ceux qui passent leurs soirées à mater du foot, à jouer à Assassin’s Creed ou à faire de la peinture sur soie (c’est souvent pas les mêmes, j’ai remarqué). Je sens bien le côté un poil condescendant de certains qui me disent qu’ils sortent trop pour y consacrer autant de temps. Mais ma vie sociale va très bien, merci pour elle. Bon mon sommeil, lui, en prend parfois un coup.

2) "J’adore How I met, c’est un peu le nouveau Friends."
Arrrgh ! NON. How I met c’est sympa (enfin, c’était…), mais ça n’est pas le nouveau Friends ! Déjà parce que Friends aura duré plus longtemps (bah oui, un an, ça compte !). Ensuite parce que How I met ne parvient pas au niveau de Friends sur la durée. Friends n’a jamais cessé d’être drôle. La qualité de cette série était bien plus constante que HIMYM ; c’était bien mieux joué, bien mieux écrit, bien plus touchant. A ça, on me répond souvent deux choses.
La première, c’est Barney. Ok, Barney est drôle. Très drôle. Enfin surtout au début. Si drôle que les autres en deviennent un peu insipides par moment. Dans Friends, les six étaient hilarants.
La seconde, c’est que How I met est soi-disant l’héritier de Friends dans le sens où on retrouve une bande de trentenaire qui discutent dans des bars et sur des canapés. C’est ce qu’on appelle une sitcom, les gens ! La moitié des comédies américaines fonctionnent sur ce postulat de base. Et ça ne fait pas des héritiers de Friends à tous les coups.

3) "Buffy, c’est pas un truc d’ados, ça ?"
Fonctionne aussi avec "Battlestar Galactica, c’est pas un truc de geeks ?" Ou avec "Sex & The City, c’est pas un truc de meufs ?" Parfois, cher ami, il faut dépasser le préjugé. Parfois, il faut entendre le chœur des fans qui te disent d’une seule voix qu’il y a quelque chose de plus dans ces séries-là. Ca n’est pas parce que Buffy a été diffusée pendant la trilogie du samedi dans une mauvaise VF que c’est un truc pour les gamins. Ca n’est pas parce que Battlestar se passe dans l’espace qu’elle est réservée aux boutonneux à lunettes. Et ça n’est pas parce que Sex & The City parle de quatre femmes que ça ne parle qu’aux femmes. Buffy, Battlestar et Sex & The City font partie des séries les mieux écrites de ces dernières années chacune sur un sujet bien précis (respectivement l’adolescence, la politique et le sexe). Et leur succès peut éventuellement laisser imaginer qu’elle vise un public plus large que la niche imaginée. Après, tu as le droit de ne pas être intéressé. Mais par pitié, accepte d’entendre que ces aprioris sur ces séries sont faux.

4) "Les séries françaises, j’en regarde pas : c’est de la merde."
Comment dire ? Kaamelott, Un Village Français, Engrenages, Les Revenants, Un Gars, une Fille, Braquo, Hero Corp, Ainsi soient-ils… j’en passe et des meilleurs. Alors, c’est sûr que si on garde en référence Julie Lescaut et Plus belle la vie pour les comparer à 24, oui, là, il y a comme un petit gap. Mais franchement, les choses changent et vont dans le bon sens. Ne crachons pas dans la soupe française. Même si bon, je reconnais que je n’en parle pas beaucoup ici. Mea culpa.


5) "Ceux que je préfère, c’est les Experts : Miami."
Faut faire gaffe avec ça, je peux devenir violent sur un coup pareil. Il n’y a qu’une version des Experts qui vaille : les Experts. C'est-à-dire ? Mais Vegas, bon sang ! Ce sont les premiers !!! Je pourrais tolérer Manhattan mais uniquement parce que je suis gentil. Les Experts a réinventé les procedural shows. Les autres ont copié, en moins bien.
Ah oui, et petit détail : je n’ai jamais regardé un seul épisode de NCIS. Jamais.

6) "Ah ouais, t’as aimé le final de Lost ? "
Et ben ouais, j’ai aimé. Il en faut, non ? Ça n’est peut-être pas la meilleure fin de série de tous les temps, mais moi, j’y ai largement trouvé ce que j’en attendais. Ça m’a touché, ça m’a ému, et oui, j’ai un peu pleuré. Alors, certes, on n’a pas toutes les réponses. Mais ça semblait évident depuis un moment qu’on ne nous dirait pas tout, non ? C’était dans les gènes de la série : aller d’énigme en énigme en laissant des indices pour combler les trous par soi-même. Et puis on n’a peut-être pas toutes les pièces sur le fond du mystère de l’île, mais les personnages, eux, ont été jusqu’au bout de leur parcours. Et c’est le plus important. On dira ce qu’on voudra, Lost, c’est avant tout une série de personnages, avec de l’action et du fantastique autour.



7) "J’aime bien Mike, dans Desperate, il est vraiment très sexy."
Mouais, il est surtout complètement inutile. Et en plus le comédien est loin d’être le meilleur de la bande, mais ça c’est un autre sujet. Je crois que de tous les maris et copains des quatre femmes au foyer de la série, c’est lui le plus insipide et le plus ennuyeux. Et en plus, il a choisi la plus pénible des housewives. Dommage, parce qu’avec un physique comme le sien, en effet, on aurait pu en faire un personnage charismatique, mystérieux, dangereux même. C’était le cas dans la première saison. Après, c’est devenu un banlieusard sans intérêt. La preuve, la fin que les scénaristes lui ont réservée a laissé insensible pas mal de monde. Comme quoi, il n’intéressait plus vraiment depuis un bout de temps.

8) "Girls, c’est la série avec la grosse ? "
Oui, en effet, c’est la série avec un personnage féminin plus enveloppé que la moyenne. Mais si on pouvait arrêter de résumer cette série à la corpulence de son actrice principale, ça serait bien. Elle en joue un peu beaucoup, d’accord. Et au début, ça a surpris tout le monde. Mais passons à autre chose. Je pense que Girls a suffisamment d’autres atouts pour qu’on parle d’elle sans évoquer les rondeurs de Lena Dunham systématiquement.

9) "Quoi, tu n’aimes pas The Walking Dead ?!? "
Non, je n’aime pas. Point. Crotte à la fin.
Et à l’opposé : "c’est vraiment bien, A La Maison Blanche ? "
Oui, vraiment. Point.


10) "Tu me conseilles de regarder quoi ?"
Alors là, c’est vraiment la question qu’on me pose le plus souvent et à laquelle je sais le moins bien répondre. La première chose qui me vient à l’esprit quand on me pose cette question, c’est une foule d’autres interrogations : tu aimes quoi ? tu as vu quoi ? tu cherches quoi ? tu privilégies les comédies ou les dramas ? tu télécharges ? tu as Canal ? tu as du temps devant toi ? tu es fan de SF ? tu regardes en VO ou en VF ? Bref, pour répondre, il faudrait que je mette en place un questionnaire pour mieux cibler ma réponse. Et je ne dis pas ça par snobisme mais seulement parce que je prends la question très au sérieux et que je m’en voudrais de mal répondre. Alors très souvent, je réponds "va voir mon blog ! ;-)". Après tout, c’est bien dans ce but que j’écris depuis 2 ans !

Voilà, en résumé, les questions et remarques qui reviennent le plus souvent. Alors attention, pas de méprise, hein. Pour de vrai, j’adore qu’on me répète ces questions. C’est toujours un plaisir d’y répondre. Alors continuez à m’en poser, ici ou sur Twitter, j’y répondrai ! Je ne me lasse pas de parler de séries…