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lundi 4 novembre 2013

Vis ma vie de blogueur en 10 questions



Ça y est, j’ai dépassé les 50 000 pages vues sur mon blog ! Youhou ! Je ne sais pas ce que ça représente à l’échelle de l’Internet, mais j’avoue que je ne suis pas peu fier ! Alors pour fêter ça, post un peu particulier aujourd’hui en mode Vis ma Vie de Blogueur Série
Quand on tient un blog sur les séries, on est assez rapidement fiché dans son entourage comme étant le référent ultime sur le sujet. Ce qui est évidemment très flatteur. Cela veut dire que ledit entourage lit ledit blog ou au moins qu’il se tient au courant des nouveaux posts via Facebook. Ca devient même très gratifiant lorsqu’un ami vous annonce avoir regardé (et aimé) une série en se basant sur ce qu’on a écrit. Mais bon, ça a aussi son lot d’inconvénients. A commencer par le fait que, malgré tous mes efforts pour éviter le sujet en soirée, les gens finissent toujours par me parler séries. Alors, moi, bêtement, je plonge et il devient vite difficile de m’arrêter. Souvent, ça soule au moins la moitié de l’assistance, voire même ça plombe l’ambiance. Alors pour tous les diners que j’ai pu flinguer, je vous présente mes excuses les plus plates ! Mais parfois, c’est dur de ne pas réagir à certaines remarques. Et certaines d’entre elles reviennent souvent. Très souvent :

1) "Pfff, mais moi, j’ai pas le temps de regarder des séries… Comment tu fais ?"
"C’est bien simple, tu sais, moi, je n’ai pas de vie. Je ne fais que ça de mes soirées parce que je n’ai pas d’amis. Et aucun autre centre d’intérêt. Et d’ailleurs, je ne sais même pas pourquoi je te parle parce que j’ai une saison à rattraper, là…"
Non mais franchement. Evidemment que je ne fais pas que ça de ma vie. Bizarrement j’aménage mon temps libre pour y faire ce que j’aime. Alors oui, ça me prend du temps mais pas plus qu’à ceux qui passent leurs soirées à mater du foot, à jouer à Assassin’s Creed ou à faire de la peinture sur soie (c’est souvent pas les mêmes, j’ai remarqué). Je sens bien le côté un poil condescendant de certains qui me disent qu’ils sortent trop pour y consacrer autant de temps. Mais ma vie sociale va très bien, merci pour elle. Bon mon sommeil, lui, en prend parfois un coup.

2) "J’adore How I met, c’est un peu le nouveau Friends."
Arrrgh ! NON. How I met c’est sympa (enfin, c’était…), mais ça n’est pas le nouveau Friends ! Déjà parce que Friends aura duré plus longtemps (bah oui, un an, ça compte !). Ensuite parce que How I met ne parvient pas au niveau de Friends sur la durée. Friends n’a jamais cessé d’être drôle. La qualité de cette série était bien plus constante que HIMYM ; c’était bien mieux joué, bien mieux écrit, bien plus touchant. A ça, on me répond souvent deux choses.
La première, c’est Barney. Ok, Barney est drôle. Très drôle. Enfin surtout au début. Si drôle que les autres en deviennent un peu insipides par moment. Dans Friends, les six étaient hilarants.
La seconde, c’est que How I met est soi-disant l’héritier de Friends dans le sens où on retrouve une bande de trentenaire qui discutent dans des bars et sur des canapés. C’est ce qu’on appelle une sitcom, les gens ! La moitié des comédies américaines fonctionnent sur ce postulat de base. Et ça ne fait pas des héritiers de Friends à tous les coups.

3) "Buffy, c’est pas un truc d’ados, ça ?"
Fonctionne aussi avec "Battlestar Galactica, c’est pas un truc de geeks ?" Ou avec "Sex & The City, c’est pas un truc de meufs ?" Parfois, cher ami, il faut dépasser le préjugé. Parfois, il faut entendre le chœur des fans qui te disent d’une seule voix qu’il y a quelque chose de plus dans ces séries-là. Ca n’est pas parce que Buffy a été diffusée pendant la trilogie du samedi dans une mauvaise VF que c’est un truc pour les gamins. Ca n’est pas parce que Battlestar se passe dans l’espace qu’elle est réservée aux boutonneux à lunettes. Et ça n’est pas parce que Sex & The City parle de quatre femmes que ça ne parle qu’aux femmes. Buffy, Battlestar et Sex & The City font partie des séries les mieux écrites de ces dernières années chacune sur un sujet bien précis (respectivement l’adolescence, la politique et le sexe). Et leur succès peut éventuellement laisser imaginer qu’elle vise un public plus large que la niche imaginée. Après, tu as le droit de ne pas être intéressé. Mais par pitié, accepte d’entendre que ces aprioris sur ces séries sont faux.

4) "Les séries françaises, j’en regarde pas : c’est de la merde."
Comment dire ? Kaamelott, Un Village Français, Engrenages, Les Revenants, Un Gars, une Fille, Braquo, Hero Corp, Ainsi soient-ils… j’en passe et des meilleurs. Alors, c’est sûr que si on garde en référence Julie Lescaut et Plus belle la vie pour les comparer à 24, oui, là, il y a comme un petit gap. Mais franchement, les choses changent et vont dans le bon sens. Ne crachons pas dans la soupe française. Même si bon, je reconnais que je n’en parle pas beaucoup ici. Mea culpa.


5) "Ceux que je préfère, c’est les Experts : Miami."
Faut faire gaffe avec ça, je peux devenir violent sur un coup pareil. Il n’y a qu’une version des Experts qui vaille : les Experts. C'est-à-dire ? Mais Vegas, bon sang ! Ce sont les premiers !!! Je pourrais tolérer Manhattan mais uniquement parce que je suis gentil. Les Experts a réinventé les procedural shows. Les autres ont copié, en moins bien.
Ah oui, et petit détail : je n’ai jamais regardé un seul épisode de NCIS. Jamais.

6) "Ah ouais, t’as aimé le final de Lost ? "
Et ben ouais, j’ai aimé. Il en faut, non ? Ça n’est peut-être pas la meilleure fin de série de tous les temps, mais moi, j’y ai largement trouvé ce que j’en attendais. Ça m’a touché, ça m’a ému, et oui, j’ai un peu pleuré. Alors, certes, on n’a pas toutes les réponses. Mais ça semblait évident depuis un moment qu’on ne nous dirait pas tout, non ? C’était dans les gènes de la série : aller d’énigme en énigme en laissant des indices pour combler les trous par soi-même. Et puis on n’a peut-être pas toutes les pièces sur le fond du mystère de l’île, mais les personnages, eux, ont été jusqu’au bout de leur parcours. Et c’est le plus important. On dira ce qu’on voudra, Lost, c’est avant tout une série de personnages, avec de l’action et du fantastique autour.



7) "J’aime bien Mike, dans Desperate, il est vraiment très sexy."
Mouais, il est surtout complètement inutile. Et en plus le comédien est loin d’être le meilleur de la bande, mais ça c’est un autre sujet. Je crois que de tous les maris et copains des quatre femmes au foyer de la série, c’est lui le plus insipide et le plus ennuyeux. Et en plus, il a choisi la plus pénible des housewives. Dommage, parce qu’avec un physique comme le sien, en effet, on aurait pu en faire un personnage charismatique, mystérieux, dangereux même. C’était le cas dans la première saison. Après, c’est devenu un banlieusard sans intérêt. La preuve, la fin que les scénaristes lui ont réservée a laissé insensible pas mal de monde. Comme quoi, il n’intéressait plus vraiment depuis un bout de temps.

8) "Girls, c’est la série avec la grosse ? "
Oui, en effet, c’est la série avec un personnage féminin plus enveloppé que la moyenne. Mais si on pouvait arrêter de résumer cette série à la corpulence de son actrice principale, ça serait bien. Elle en joue un peu beaucoup, d’accord. Et au début, ça a surpris tout le monde. Mais passons à autre chose. Je pense que Girls a suffisamment d’autres atouts pour qu’on parle d’elle sans évoquer les rondeurs de Lena Dunham systématiquement.

9) "Quoi, tu n’aimes pas The Walking Dead ?!? "
Non, je n’aime pas. Point. Crotte à la fin.
Et à l’opposé : "c’est vraiment bien, A La Maison Blanche ? "
Oui, vraiment. Point.


10) "Tu me conseilles de regarder quoi ?"
Alors là, c’est vraiment la question qu’on me pose le plus souvent et à laquelle je sais le moins bien répondre. La première chose qui me vient à l’esprit quand on me pose cette question, c’est une foule d’autres interrogations : tu aimes quoi ? tu as vu quoi ? tu cherches quoi ? tu privilégies les comédies ou les dramas ? tu télécharges ? tu as Canal ? tu as du temps devant toi ? tu es fan de SF ? tu regardes en VO ou en VF ? Bref, pour répondre, il faudrait que je mette en place un questionnaire pour mieux cibler ma réponse. Et je ne dis pas ça par snobisme mais seulement parce que je prends la question très au sérieux et que je m’en voudrais de mal répondre. Alors très souvent, je réponds "va voir mon blog ! ;-)". Après tout, c’est bien dans ce but que j’écris depuis 2 ans !

Voilà, en résumé, les questions et remarques qui reviennent le plus souvent. Alors attention, pas de méprise, hein. Pour de vrai, j’adore qu’on me répète ces questions. C’est toujours un plaisir d’y répondre. Alors continuez à m’en poser, ici ou sur Twitter, j’y répondrai ! Je ne me lasse pas de parler de séries…

mercredi 7 décembre 2011

How I met : on attend toujours...

J’ai commencé à regarder How I met your mother quand celle-ci en était déjà à sa seconde saison. Après une trentaine d’épisodes, je suis  rapidement devenu bien accro. 
Problème, à la septième saison, je suis un peu lassé. Mais je suis ce qu’on appelle un monomaniaque : quand je me mets à regarder une série et si j’ai passé le cap des premiers épisodes tests, j’ai beaucoup de mal à m’arrêter. Il faut que j’aille jusqu’au bout. Et ce, même si la qualité de la série diminue. C’est le cas de How I met

Comme beaucoup, au début, c’est surtout Barney qui me faisait marrer. Normal, le personnage est une perle du genre. Il a tout pour lui : le style, la tchatche, le fric, les tours de magie et les tics verbaux : 


Mais ce que j’adorais encore plus, c’était la construction des épisodes. Pour rappel, le héros de la série, Ted, raconte à ses enfants en 2030 comment il a rencontré leur mère dans les années 2000. Au passage, le mec a les gosses les plus patients du monde: ça fait 7 ans qu'ils sont le cul sur le canap' à écouter les histoires de vétéran de leur daron. Comme Ted parle de sa vie, il peut se permettre de raconter les anecdotes de sa bande de potes dans le désordre, en commençant par la fin ou en traitant séparément le point de vue de chacun des personnages. Il peut aussi modifier légèrement la réalité pour rester politiquement correct devant ses enfants (les gros spliffs fumés à la fac deviennent des sandwichs dans le récit de Ted). Ça donnait une narration déconstruite très originale et très imprévisible. Et c’est là que HIMYM était drôle.

Mais au bout de sept ans, je suis lassé ; j’ai l’impression qu’on a fait le tour de la question et que les scénaristes ont du mal à rebondir. Pour être tout à fait juste, je dirais que la 7ème saison est meilleure que la précédente. Mais les épisodes sont globalement moins réussis et les flashbacks/flashforwards sont moins bien utilisés. Je ne supporte plus le personnage de Ted (bon, ça c’était déjà le cas à la fin du pilote). Et surtout, on n’a toujours pas avancé d’un iota sur l’identité de la mère, qui est quand même LA question de la série. Pour compenser, on nous balance des fausses pistes pour faire durer le suspens, mais au bout de sept ans, ça ne marche plus vraiment. 

Seul Barney continue à me faire rire mais plus autant qu’avant : le personnage était déjà tellement décalé au début qu’il a fallu en rajouter pour qu’il reste surprenant. Et à force, ça devient un peu du grand n’importe quoi. Certes, il est touchant quand les scénaristes lui donnent des histoires de cœur mais ça casse un peu son coté womanizer de première catégorie. 

Malgré tout, je continue à regarder. Comme ça, par habitude. J’ai envie de savoir ce qu’ils vont devenir. Je ne peux pas dire que je m’ennuie quand je vois un nouvel épisode mais ça n’est plus l’hilarité des débuts. C’est juste divertissant. On est loin de la qualité de Friends auquel on a voulu comparer HIMYM. Dommage, le concept était énorme. Si seulement CBS avait eu le courage de s’arrêter en 4ème saison…