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vendredi 30 septembre 2016

Designated Survivor : Chef (d’état), la recette !

Parmi toutes les nouveautés qui ont déferlé sur les chaines américaines la semaine dernière, ABC a lancé mercredi 21 septembre son nouveau drama politique, sur la base d’un bon gros high-concept qui tâche mais qui, il faut bien l’avouer, fonctionne plutôt bien dans le pilote : à l’occasion du discours sur l’état de l’Union (une tradition politique qui voit le président des USA faire un speech devant l’intégralité du gouvernement et du congrès), Tom Kirkman, ministre du logement en phase d’être viré, se voit nommé Designated Survivor du jour. En gros, il est mis sous haute protection dans un lieu gardé secret, au cas où quelque chose de terrible se passerait au Capitole et qu’il faudrait quelqu’un pour assurer la continuité de la présidence. Et vous savez quoi ? Quelque chose de terrible arrive au Capitole et Tom est propulsé président des Etats-Unis. Je n’ai aucune idée de la véracité de ce concept de Designated Survivor. Mais tant pis, fonçons parce que ça marche. Pour être tout à fait honnête, il faudra sans doute attendre encore quelques épisodes pour voir si la série tient la route sur le long terme mais en attendant, décortiquons un peu et trouvons de quoi est fait ce nouveau produit ultra calibré et, je le redis, sacrément efficace dans son pilote.

  
34% d’Homeland: La sécurité intérieure du pays est menacée (à priori par le Moyen-Orient, hein, c’est tendance), la pérennité de l’exercice du pouvoir est remise en cause, la paranoïa est générale, globale. On est en plein dans une Amérique semi-réaliste post-11 Septembre (et même post-attentats de Paris et Bruxelles évoqués dans le pilote). Bref, on n’est pas bien loin de l’ambiance légèrement anxiogène d’Homeland, la bipolarité du protagoniste principal en moins.
On retrouve même un ado qui s’annonce déjà relou. Et qui a le potentiel de devenir plus irritant que Dana Brody. C’est dire.


24% de 24: On ne va pas se voiler la face. Quand on voit Kiefer Sutherland dans une situation compliquée face à une attaque terroriste, on s’attend un peu à ce qu’il dégaine son gun, qu’il hurle « drop your weapon » et qu’il balance des copy that à Chloe O’Brian. C’est incontournable : l’ombre de Jack Bauer est forcément présente. Et on a du mal à comprendre pourquoi personne ne respecte Tom Kirkman. Nous, on serait les autres persos, on refilerait volontiers les clés du bureau ovale à l’ancien agent de la CTU.

17% de Quantico : Dans un cas comme dans l’autre, ça commence avec l’explosion gigantesque d’un bâtiment ultra-célèbre : Grand Central Station à NYC dans Quantico, le Capitole dans Designated Survivor. A chaque fois (et c’est bien normal, c’est la loi), c’est le FBI qui se charge de l’affaire. Et à chaque fois, les agents en charge de la mission sont des bombes (là, c’est moins normal, je ne crois pas que ce soit la loi). D’ailleurs globalement, y a pas beaucoup de moches dans cette réalité. Le chef de cabinet par intérim et l’assistante de Kirkman ne sont pas dégueux non plus dans leur style…

12% d’House of Cards : forcément, comme les attaques extérieures ne suffisent pas à bien foutre la merde au sein du gouvernement américain, les scénaristes mettent rapidement sur place (et pas très subtilement) des luttes de pouvoir intestines  au sein même de la Maison Blanche. Dès le pilote, ça complote, ça se prépare à se mettre des bâtons dans les roues, des coups de poignard dans le dos… bref, ambiance fraternelle dans l’Aile Ouest qui n’est pas sans rappeler l’humeur sympatoche qui se dégage de la présidence Underwood.

8% de The West Wing : Pour les décors. Uniquement pour les décors. Sinon, ça n’a rien à voir. Faut pas déconner quand même.

5% de Veep : pour le côté "Mais qu’est-ce qu’ils foutent à la tête du pays ?". Question que tout le monde se pose à propos de Tom Kirkman et de Selina Meyer. Sauf qu’on aurait bizarrement vachement plus envie de donner son vote à Selina. Pour se marrer. Pour la voir enchainer les bourdes pour un mandat de plus.
D’ailleurs à propos de bourdes, jolie performance de la part de Tom Kirkman d’avoir embauché pour écrire ses speechs le seul mec de la Maison Blanche qui vient de lui dégueuler dessus (au sens propre comme au sens figuré). Le gars a le potentiel de faire encore pire que Mike McLintock.


Sans être la découverte de l’année, Designated Survivor promet d’être un peu bon produit de divertissement si elle continue sur sa lancée. En tout cas, c’est ce qu’on pourrait penser lorsque l’on voit la liste de séries auxquelles elle semble avoir emprunté des éléments. Mais ne négligeons pas le fait que ce high concept peut facilement virer au grand n’importe quoi très rapidement. Ou finir par s’épuiser dans un futur pas si éloigné ; c’est toujours le problème des pitchs reposant sur le fish outside the water : y a un moment où ledit fish finit par s’acclimater. En bref, à suivre, Jack Bauer is back.

jeudi 30 avril 2015

The one with no title



Le moins évident lorsqu’on tient un blog est parfois de trouver un titre percutant pour chaque article posté. Il faut qu’il soit explicite, clair et si possible un peu drôle. Difficile exercice donc qui m’a fait réfléchir aux intitulés donnés par les scénaristes non pas aux séries télé, mais aux épisodes de celles-ci. La plupart des séries n’y accordent que peu d’importance et ne cherchent pas la figure de style sur un titre qui est, il faut bien le dire, totalement ignoré la plupart du temps par les téléspectateurs. Mais il faut également reconnaitre que certains auteurs y accordent une importance toute particulière qui mérite qu’on s’y attarde un moment.
(cet article concerne les titres anglais, sauf précision)


Les sans-imagination :
Engrenages, Maison Close, Pigalle la nuit, Les Témoins : visiblement, les scénaristes français n’ont pas vraiment le cœur à se creuser les méninges pour trouver des titres d’épisodes originaux. Ils préfèrent tout simplement les baptiser épisode 1, épisode 2, épisode 3… et ce, quelle que soit la saison.  Au moins, reconnaissons que ça a le mérite d’être clair, à défaut d’être fun.
24 : même s’ils ne se démarquent pas pour leur originalité, les titres des épisodes de 24 suivent la logique de la série en présentant l’heure à laquelle l’épisode se déroule, avec en prime le numéro de la journée concernée à partir de la saison 2. Ça donne par exemple du Day 4 -  9 :00 a.m. – 10 :00 a.m. Simple, efficace et sans fioriture.


Les compléments du titre de la série :
2 Broke Girls : Ca n’est pas beaucoup plus recherché que pour les séries de la catégorie précédente mais ça fonctionne. Chaque épisode porte un titre démarrant par "and the…" pour présenter brièvement ce à quoi les 2 héroïnes vont être confrontées. A lire après le titre de la série, donc.
Looking : même principe que pour 2 Broke Girls si ce n’est que le verbe to look prend un sens différent selon la préposition qui l’accompagne. Bon nombre d’épisodes commence par "Looking for…" mais les scénaristes ne se sont privés d’utiliser d’autres prépositions pour donner une touche particulière à l’épisode.

Les personnages concernés :
Skins, Dates, Full Circle : Dans ces trois séries anglaises, les épisodes portent le nom des personnages autour desquels se focalise l’histoire, qu’ils soient seuls comme dans Skins ou en duo comme dans Dates et Full Circle.
Nip/Tuck, Six Feet Under: dans ces séries, les épisodes portent le nom des clients dont vont s’occuper les héros : les patients dans un cas, les défunts dans l’autre. Dans un cas, certains épisodes peuvent avoir le même titre en raison de retour d’un personnage. C’est beaucoup plus rare dans l’autre.


Les jeux de mots en français
Dawson’s Creek : le personnage principal étant fan de cinéma, les traducteurs ont eu l’idée un peu rabattue, certes, mais marrante de détourner des titres de films. Avec parfois des petites touches de génie comme l’épisode où la garce de Capeside meurt noyée et qui fut baptisée "Et au milieu coule une vipère".
Desperate Housewives : même procédé que pour Dawson si ce n’est que les traducteurs ne se sont pas contentés de detourner des titres de films mais ont aussi inclus des chansons et des livres. Ça donne des "Mon Mari à tout Prix", "Les Grands Malheurs de Sophie" ou "Les Copines d’abord".

La nourriture
Hannibal : le personnage principal étant un fin gourmet reconnu (si l’on oublie de quelle viande il se sert), les scénaristes de la série rendent hommage à son art culinaire en nommant les épisodes avec des plats issus de la cuisine française en saison 1, japonaise en saison 2 et italienne en saison 3 (à venir).
Please like me : Si les plats mentionnés dans les titres d’Hannibal n’ont souvent aucun rapport avec l’histoire, ceux de Please Like Me sont systématiquement liés à ce que le héros mange dans l’épisode. Là encore, simple, anecdotique, rigolo.

Le thème de la série
The Big Bang Theory : la sitcom présentant une bande de matheux surdiplômés, chaque épisode porte en anglais le nom d’un protocole scientifique. Et il faut bien admettre que la performance devient un véritable tour de force au bout de 8 saisons car les scénaristes continuent de trouver de jolies expressions pour nommer les épisodes.
Kaamelott : en saison 6, la série présente en flash-backs la montée au pouvoir d’Arthur du temps où il vivait à Rome. En toute logique, les épisodes se voient donc attribués des citations latines en guise de titre. Classe. Même Rome n’y avait pas pensé.

Les citations
Desperate Housewives : dans la version originale, selon la volonté du créateur Marc Cherry, la plupart des épisodes sont des titres ou des paroles du chanteur Stephen Sondheim. L’artiste n’ayant pas un catalogue illimité, cette idée n’a pas pu être tenue sur l’intégralité de la série.
Damages, How to Get Away with Murder : ces deux séries choisissent elles aussi de faire appel à des citations mais cette fois, ce sont les dialogues même de l’épisode concerné qui font office de titre.

Les titres méta
Friends (et Platane par la suite) : Je l’avais déjà expliqué ici, mais le cas de Friends est un peu particulier. Oublions la version française dont chaque titre commencait par "Celui qui" désignant un personnage. En anglais, les épisodes étaient tous baptisés "The one with" ou "the one where", the one désignant alors l’épisode lui-même, reprenant ainsi l’expression consacrée des fans qui parlent de l’épisode où il s’est passé ceci ou cela. Idée allègrement repompée par Platane.
H : un peu moins assumée, l’idée des titres de H reprend de façon un peu plus simpliste celle développée dans Friends en intitulant tous les épisodes "Une histoire de…". Soit.


La particularité The Good Wife
Les titres des épisodes sont écrits en fonction de la saison dans laquelle ils sont situés. En gros, en saison 1, les titres ne comportent qu’un seul mot ; ils en comportent deux en saison 2, trois en saison 3… et ainsi de suite. Mais à partir de la saison 5, les scénaristes ne souhaitant pas faire de titres à rallonge, le nombre de mots à commencer à décliner. Ce qui peut laisser penser que la saison 7, qui présentera des titres avec un seul mot, pourrait être la dernière…



Trois petites mentions particulières pour finir :
- "Felina" (Final de Breaking Bad): en plus d’être un anagramme de Finale, ce mot est composé de trois éléments chimiques représentatifs de ce dernier épisode : le fer (Fe) présent dans le sang, le lithium (Li) présent dans les amphét’ et le sodium (Na) contenu dans les larmes. Joli référence.
- "Ch-ch-changes" : Cette chanson de David Bowie compte parmi les titres les plus utilisés dans les séries télé (Roswell, Dawson, CSI, Brotherhood, Friday night lights) pour une raison qui m’échappe encore.
- Sexe, Mensonge et Vidéos est de loin le titre le plus détourné dans les séries. Je ne compte même plus le nombre de fois où j’ai retrouvé un jeu de mots fait à partir du film de Steven Soderbergh.


Voilà, ça ne sert souvent à rien puisque que personne ne les retient mais c’est toujours louable de voir que certains scénaristes s’amusent à faire de l’écriture de titres d’épisodes un exercice de style original et ludique.

lundi 5 mai 2014

24 x 12




Ce soir, c’est l’évènement télé de la saison pour la Fox : Jack Bauer est de retour. Après des années de bons et loyaux services, l’incontournable agent de la CTU (l’agence gouvernementale fictive qui lutte contre le terrorisme) avait finalement pris sa retraite en fin de 8ème saison. Mais l’homme est increvable et infatigable : il paraissait donc évident qu’il ne coulerait pas ses vieux jours à s’essayer à l’art de la pêche à la mouche. Après avoir hésité à revenir sur les grands écrans, l’agent fédéral le plus radical du petit écran fait finalement son come-back à la télévision pour une neuvième  saison, plus courte. La question qui se pose, c’est donc : bonne ou mauvaise nouvelle ? Parce que si 24 a été la série qui nous a cramponné à nos fauteuils pendant ses premières années, c’est aussi celle qui nous a bien ennuyé comme il faut sur la fin. M’enfin, ne gâchons pas notre plaisir. Pas avant d’avoir vu cette nouvelle folle journée de Jack. Avec un peu de chance, on assistera à des moments aussi chocs que les douze que j’ai listés ici et qui comptent, pour moi, parmi les meilleurs moments de la série. Pourquoi douze me direz-vous ? Parce que la neuvième saison ne sera qu’une demi-saison et aurait du donc s’appeler 12h chrono. Et puis parce que je n’aurais jamais pu monter jusqu’à 24 !
(Forcément, énormes spoilers sur les premières saisons de la série.)


1) La mort de Janet (saison 1 - épisode 6): Janet, c’est la copine de Kim Bauer (la pauvre, on la plaint), la dernière à l’avoir vu vivante avant qu’elle ne se fasse enlever. Du coup, lorsque Teri Bauer et Alan, le père de Janet, la retrouvent à l’hôpital, en pleine phase de réveil post-opératoire, la pression est lourde : il faut attendre que la jeune fille soit en état de parler pour en savoir plus sur le destin de Kim. Alan, qui court depuis plusieurs heures aux cotés de Teri, parait malgré tout soulagé d’avoir retrouvé sa fille et demande à passer un moment seul avec sa fille. Sauf que voilà, Alan n’est pas Alan. C’est un salaud de traitre qui est là pour tuer la pauvre Janet avant qu’elle ne dévoile quoi que ce soit.
C’était le premier vrai twist de la série : je n’avais rien vu venir. Après, on a pris l’habitude de se méfier de tout le monde. Mais là, ils avaient même engagé le gentil Richard "The Sentinel" Burgi pour mieux brouiller les pistes. Salauds !

2) La trahison de Nina Meyers (saison 1 - épisode 23) : le dernier (et non des moindres) masque de la saison tombe, Nina Meyers, la plus proche alliée de Jack, est en fait un agent-double qui travaille pour les terroristes. C’est même elle qui a tué cette pauvre Jamey plus tôt dans la journée pour ne pas qu’elle parle. A part ça, difficile de savoir en quoi elle a pu aider les terroristes tant son emploi du temps était occupé par les diverses demandes de Jack. Mais c’est pas grave, Nina est très méchante et le téléspectateur était sur le cul.

3) La mort de Teri (saison 1 – épisode 24) : On en a beaucoup parlé, mais il faut bien dire que c’était une sacrée surprise. Dans les dernières minutes de la saison 1, alors qu’on pense que tout est bien qui finit bien, Jack découvre le cadavre de sa femme, abattue par Nina quelques instants plus tôt. Loin d’être une énième pirouette scénaristique gratuite, cette mort permet à la série de relancer l’intérêt du spectateur pour les saisons suivantes. Non, tout n’est pas tout rose dans 24 ; oui, les persos principaux peuvent crever (et ils seront nombreux) ; et non, rien n’est joué jusqu’à la dernière minute.

4) L’explosion de la CTU (saison 2 – épisode 3) : grosse surprise de ce début de saison : le centre névralgique des opérations est mis hors d’état de nuire dés le 3ème épisode. Et c’est même un peu de la faute de Jack puisqu’il a participé à cette attaque en s’infiltrant au groupe de terroristes responsable de l’explosion. Tout au long des heures suivantes, il sera intéressant de voir comment petit à petit la CTU est remise sur pied. Les mecs de la logistique bureautique n’ont pas les deux pieds dans le même sabot dans cette boite !

5) La trahison de Marie (saison 2 – épisode 10) : Bon promis, après, on arrêtera de se faire avoir et d’être surpris en apprenant l’identité d’un traitre mais là, c’était quand même trop gros pour qu’on le voit venir (et on était encore que des novices de 24 à l’époque). Le terroriste présumé que tout le monde recherche n’est pas Reza (un pauvre gars qui a le malheur d’être arabe dans une série pas très tendre avec les étrangers), mais sa fiancée, la douce et blonde Marie, l’american girl par excellence, bien wasp et bien propre sur elle. Cette garce n’hésite pas une seconde à buter de sang froid ce pauvre Reza qui pensait passer la plus belle journée de sa vie en épousant Marie. Raté, mec.

6) L’explosion d’une bombe nucléaire (saison 2 – épisode 15) : ils l’ont fait. Les scénaristes ont fait péter une bombe nucléaire sur le sol américain. Bon d’accord, elle explose au milieu du désert de Mojave et elle ne fait pas beaucoup de victimes, mais quand même, il faut reconnaitre que c’est couillu. D’autant plus quand on sait que c’est Jack lui-même qui doit emmener la bombe au milieu de nulle part en mode kamikaze. Ca donne lieu à l’une des meilleures scènes de Kim qui doit dire adieu à son père par téléphone. En fait, c’est peut-être sa seule bonne scène (ça et ce moment grandiose où elle joue à cache-cache avec un puma… hum hum).
Les scénaristes feront péter une autre bombe nucléaire dans les faubourgs de L.A. plus tard dans la série : beaucoup beaucoup plus ridicule.

7) La chute de Lynne Kresge dans les escaliers (saison 2 – épisode 20) : enfin une conseillère du président qui est un tant soit peu intègre et fiable. Bon évidemment ces qualités vont lui couter la vie. Alors qu’elle veut prévenir son boss d’un complot qui se trame contre lui, elle est enfermée par ses collègues. Et lorsqu’enfin elle parvient à s’échapper (et oui, Lynne est une femme forte, jouée par Michelle Forbes alors tu penses !), elle se fait jeter dans les escaliers. Mais pas la taule qu’on s’est tous prise étant gamin. Non, la bonne chute de 3 étages qui la met hors-jeu.

8) L’exécution de Ryan Chappelle (saison 3 – épisode 18) : on a tous adoré détester le boss de Jack Bauer qui n’a eu de cesse de lui mettre des bâtons dans les roues depuis le début de la série. Sauf que voilà, le méchant de la saison 3 n’est pas hyper fan du type non plus. Il exige donc tout bonnement que Jack l’abatte, sous peine de répandre un virus mortel dans L.A. Et comme Jack ne veut pas de ce virus, bah il s’exécute. Pardon, il l’exécute. Enfin bref, il s’isole avec Ryan (qui a au moins le courage de ne pas fuir ses responsabilités) et il lui colle une balle dans la tête. Glaçant.


9) L’amputation de Chase (saison 3 – épisode 24) : instant The Walking Dead dans 24. Chase, l’acolyte de Jack (et l’amoureux de Kim) se voit menotter à un appareil explosif sur le point de répandre un virus mortel dans L.A. (oui, encore !). Forcément, il n’a pas les clés pour se détacher. Et Jack non plus. Mais Jack, lui, il a une hache. Ni une, ni deux, il ampute Chase pour le sauver. De là à dire qu’il essaye de faire comprendre à Chase que sortir avec sa fille, ça se mérite, il n’y a qu’un pas.

10) Le serment de Logan (saison 4 - épisode 17) : Depuis le début de la saison 4, on nous a bien fait comprendre que le vice-président Logan était un gros nul. Un bon tocard comme on n’en fait plus. Il est tout bonnement incapable de gérer la moindre situation de crise, ce qui n’est pas une bonne chose dans une série comme 24. Mais bon, heureusement, il n’est que vice-président. Sauf que quand Air Force One se crashe avec, à son bord, le président, Logan n’a d’autre choix que de prêter serment et de devenir de facto le président par intérim. Avoir un type aussi mauvais à la tête d’un pays, ça ne doit pas être agréable à vivre et ça faisait froid dans le dos. Heureusement, 24 est une fiction...

11) L’assassinat de Michelle Dessler et David Palmer (saison 5 – épisode 1) : c’est ce qui s’appelle lancer une saison sur les chapeaux de roue. En moins de 20 minutes, 24 perd deux de ses figures les plus mythiques. Personnellement Dessler était un de mes personnages préférés, toutes saisons confondues. Et bizarrement, sa mort a été bien plus pénible à vivre que celle de Palmer.

12) La trahison de Logan (saison 5 – épisode 16) : dans le point 10, je disais que Logan était un tocard en saison 4. C’est toujours vrai en saison 5, mais là, il devient aussi un gros connard. Parce que le salaud a beau être à la tête de la nation, il travaille main dans la main avec les terroristes du moment. La trahison ultime. Jack est plus que jamais seul contre tous puisqu’il doit lutter contre la seule figure d’autorité qu’il a toujours respectée. Heureusement, il peut compter sur l’aide de Martha, la femme alcoolique de Logan qui a quelques dents contre son mari. Très joli personnage de cette saison.

Voilà, 12 moments clés de 24 qui ont marqué ma vie de téléspectateur. J’aurai pu citer également la mort de certains employés de la CTU (comme Paula en saison 2, Edgar ou Lynn en saison 5) ou le destin tragique d’Adam (magnifique et encore inconnu Zachary Quinto) qui perd sa sœur en cours de saison 3. Des persos secondaires réussis et attachants.
On notera aisément que je ne retire rien des saisons 6, 7 et 8. Je les ai pourtant toutes vues mais je n’en ai aucun bon souvenir. Les seules choses qui me reviennent en tête sont tous les défauts de la série qui se sont amplifiés au fil des saisons et qui ont petit à petit grippé le système 24. A la fin, à force de vouloir en faire toujours plus, la série est devenue une caricature d’elle-même ; j’espère vraiment que cette saison 9 saura revenir aux fondamentaux des premières saisons.