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vendredi 28 avril 2017

Séries Mania : saison 8 !



Cette année, contrairement aux années précédentes, j’ai réussi à me prendre par la main assez tôt pour pouvoir profiter comme il se doit du festival Séries Mania. D’ordinaire, je fais partie des petits malins qui se réveillent trois jours avant la cérémonie d’ouverture pour constater tristement que tout est complet. Or, pour sa 8ème saison, le festival parisien avait annoncé du lourd ; du coup, j’étais au taquet au moment de l’ouverture de la billetterie. Et résultat, j’ai pu voir tout ce que je voulais voir. Les choix que j’ai faits pourront en surprendre certains puisque plutôt que de miser sur les nouveautés, j’ai majoritairement joué la carte de la nostalgie. C’est tout juste si je me suis autorisé à voir quelques inédits, mais toujours pour des séries que je connaissais déjà. Petit bilan de cette première expérience ma foi très réussie.

Cérémonie d’ouverture – The Leftovers s3 e1&2 : dans la vie d’un sériephile, il est des moments qui marquent particulièrement. Et aller au cinéma avec Jennifer Aniston en fait définitivement partie. Bon, ok, j’avoue ; je ne l’ai pas vue de mes propres yeux. Soit. Mais elle était là, dans la salle, à quelques mètres. Et ça, ça a déjà pas mal chamboulé mon petit cœur de fan. Cœur qui a définitivement fini de chavirer lorsque Damon Lindelof, Justin Theroux, Christopher Eccleston et Max Ritcher – soit le créateur, les comédiens et le compositeur de The Leftovers – sont montés sur scène pour présenter ce qui est sans aucun doute possible l’une des séries les plus marquantes de la décennie.
En seulement deux saisons, la série est même entrée dans mon panthéon des plus grandes séries de tous les temps ; c’est dire si j’étais à la fois excité et anxieux de découvrir les premiers épisodes de cette saison 3. La saison 2 était un tel chef d’œuvre que j’avais peur que la suite ne soit pas au niveau. Que nenni. C’est brillant. Et surtout, c’est prometteur. Toutes les conditions sont réunies pour que The Leftovers finissent en apothéose. Et j’ai hâte de voir les six autres épisodes qui composeront cet ultime volet. A ce sujet, je dois dire qu’enchainer deux épisodes de cette série et un magnifique spectacle de danse contemporaine (rendant superbement hommage au travail de Lindelof et à la musique transcendante de Richter)  est une expérience assez intense. Je crois que je préfère prendre le temps de voir chaque épisode séparément et de le « digérer » tranquillement pendant quelques jours. Là, ça faisait beaucoup d’émotions pour moi. Mais au moins, ça vous lance un festival !

Queer as Folk (UK) en intégral: dans la vie d'un sériephile, il est de ces séries qui chamboulent en profondeur. Personnellement, QAF en fait partie. J'ai découvert cette série anglaise quand j'avais 19 ans et je n'en avais plus revu un épisode depuis au moins dix ans. Depuis, ma vie a changé. Depuis mon quotidien s'est rapproché de celui de ces homosexuels de Manchester. Revoir l'intégrale de la saison 1 a fait déferler une vague de nostalgie pour cette lointaine période de ma vie où j'enviais la liberté de ces personnages. Et à cela, est venue se mêler une admiration nouvelle pour la justesse de ces histoires qui, 15 ans plus tard, sont toujours si justes et si actuelles. 
Au passage, comme l'a dit Romain Burrel, modérateur d'un débat qui a suivi la projection, il est un peu navrant de voir que les fictions françaises sont encore si frileuses sur les sujets de l'homosexualité. Alors qu'elle pourrait jouer un rôle de sensibilisation auprès d'un large public, comme QAF l'avait fait en son temps, outre-Manche.
(Bon en revanche, je n'ai pas tenu pour la projo de la saison 2. 4h de saison 1, c'était déjà pas mal...)

Rencontre avec Damon Lindelof: dans la vie d'un sériephile, il est des auteurs qu'on admire plus que de raison. Damon Lindelof fait partie de cette catégorie pour moi. Alors quand le showrunner de Lost et de The Leftovers, président du jury de ce festival, a passé près de deux heures à nous parler de son travail, autant  dire que ça a été l'apothéose de ce festival pour le fan inconditionnel que je suis. De l'écriture si speed du pilote de Lost à sa fin tant décriée (à tort, amha) par le public, en passant par ses thèmes de prédilection, sa vision de la religion ou ses débuts à Hollywood, Lindelof a littéralement captivé son public (acquis, avouons-le). C'était passionnant, c'était clair, c'était touchant par moment (Ah la tristesse du scénariste déçu de ne pas avoir atteint son public...). Bref une vraie belle grande leçon d'écriture sérielle que je vous conseille de regarder ici: http://series-mania.fr/video/rencontre-damon-lindelof/
(un grand bravo à Olivier Joyard pour avoir mené cette discussion d’une main de maître).
Plus que jamais, je suis persuadé que Lost est une série absolument géniale, de bout en bout. Et l'envie de me la refaire intégralement me démange furieusement depuis Séries Mania.

Dix Pour Cent intégrale s2: dans la vie d'un sériephile, il est de ces séries qu'on est heureux de voir revenir. Dix Pour Cent était une des plus jolies surprises de 2015. Drôle, bien écrite, bien jouée, elle s'était en plus payé le luxe de rencontrer un succès certain, côté public et critique.
La projection des 6 épisodes était donc attendue. Et si l'on en croit les réactions d'une salle chauffée à bloc, l'attente a été récompensée. Dans la lignée directe de la première saison, cette nouvelle fournée garde la fraîcheur et l'humour qu'on connaissait à la série. Les répliques fusent et font mouche. Certains personnages prennent une nouvelle dimension qui leur va bien. Je pense à Noémie qui voit se développer une storyline très drôle, à la hauteur du talent de son interprète Laure Calamy. Et visiblement, c'est tout ce qu'attendait le public, hilare à chacune des interventions de ce personnage, et de son compère Hervé, déjà parfait en saison 1.
Dommage que les premiers chiffres d'audience sur France 2 ne soient pas ceux attendus. Content qu’ils aient un peu augmenté depuis. Dix pour Cent mérite plus de succès et plus de saisons!

Sense8 s2 e1: dans la vie d'un sériephile, il est des casts qui vous hypnotisent. Je l'ai déjà suffisamment dit ici ou là mais les 8 héros de Sense8 (allez, avec Hernando et Amanita, ça fait 10) comptent évidement parmi ceux-là. Ils ont même acquis à mes yeux (et visiblement aux yeux des personnes présentes au festival ce jour-là) un statut quasi-culte. Comme disait un ami, « ces huit-là iraient acheter des pommes qu’on trouverait ça bandant ». La mention de Netflix lue juste avant la projection et rappelant le caractère exceptionnel de cette avant-première à fini de conditionner les (jeunes) fans.
Pour respecter cette fameuse consigne qui nous incitait à ne pas spoiler ce premier épisode sur les réseaux sociaux, je ne dirai rien de ce nouvel épisode. Si ce n’est : vivement le 5 mai pour la saison complète. Ça va déchirer! Hâte, hâte, hâte !

Rencontre avec Julianna Margulies (et sa carte blanche) : Dans la vie d’un sériephile, il est de ces actrices qu’on n’oubliera jamais. La belle et charismatique Julianna Margulies a gagné ce privilège en interprétant Carole Hathaway dans la mythique Urgences puis Alicia Florrick dans l’intelligente The Good Wife. Invitée exceptionnelle de ce festival, Julianna, plus élégante et souriante que jamais,  est venue parler de son métier de comédienne, de ses débuts dans le milieu sériel et des contraintes hallucinantes que demande le tournage annuel de 22 épisodes de 42 minutes (surtout quand on est une jeune maman). Au travers des deux rôles qui lui ont valu une notoriété internationale, l’actrice a aussi tenu un discours plus engagé en affichant un féminisme convaincu. À revoir ici:
Le lendemain, la comédienne est venue brièvement présenter l'épisode d'Urgences et celui de The Good Wife qu'elle avait choisis pour la carte blanche que lui proposait le festival. Au-delà de la délicieuse madeleine de Proust que constitue la moindre image d'Urgences (ce générique..), il était passionnant de comparer deux personnages incarnés par la même interprète à près de 15 ans d'intervalle dans des situations diamétralement opposées. Julianna rocks !

Conférence Buffy: dans la vie d'un sériephile, il est des séries dont on pourrait parler encore et toujours. Malgré son statut de teen-série de la trilogie du samedi, Buffy mérite pourtant d'être (re)vue, même 20 ans après ses débuts (j'en parlais ici chez les copains du DailyMars); mais elle mérite aussi d'être étudiée, analysée et déchiffrée. Et ça, Sandra Laugier, Carole Milleliri et Yaële Simkovitch l'ont parfaitement démontré en abordant tour à tour des questions pertinentes soulevées par la série: qu'il s'agisse de féminisme (analysé très finement au travers du traitement des personnages masculins), du rapport à la mort ou de l'actualité politique, Buffy aborde une foule de thèmes tous plus riches les uns que les autres.
Qu’il est plaisant de se retrouver dans une salle de fans convaincus que Buffy n'est pas la niaiserie kitsch qu'on voudrait nous faire croire. Il est temps que le public français s'en aperçoive. Et visiblement, ça commence à venir.
Seul inconvénient de cette conférence: j’ai envie de revoir toute la série. Et avec le re-visionnage de Lost susmentionné, ça risque de faire beaucoup...
…ou pas.


Pour cette première édition de Séries Mania à laquelle j'ai réellement participé, j'ai donc joué la carte de la nostalgie en me replongeant avec beaucoup beaucoup beaucoup de plaisir dans des séries cultes comme Buffy, Lost, Urgences ou Queer as Folk. Et j'en ai profité pour prendre un peu d'avance en visionnant les épisodes inédits de séries actuelles qui me plaisent le plus. Ce festival est donc un succès total pour moi: du concentré de kiff absolu. Vivement l'année prochaine! Et là, promis, j'irai voir des nouveautés!

vendredi 20 février 2015

Quand l'élève dépasse le maître


La série a à peine recommencé que la fin de la saison arrive déjà. A n’en pas douter, qu’on aime ou qu’on déteste, How to Get Away with Murder est l’un des évènements sériels incontournables de l’année. Et avec lui, il a amené un autre évènement qui a fait tout autant de bruit : le personnage de Connor Walsh. Chouchou du public, ce jeune avocat sexy et sans scrupule a rapidement attiré l’attention sur lui et sur Jack Falahee, le comédien bogosse qui l’interprète. Et ce, grâce à quelques scènes torrides qui ont enflammé les réseaux sociaux et à une micro-polémique qui s’en est suivi – menée par Shonda Rhimes herself – sur la place des personnages gays dans les séries grand public. Mais alors, Connor serait-il sur le point de prendre la place d’Annalise (Viola Davis), héroïne de la série ? Ce personnage pas si principal que ça serait-il capable de tirer la couverture à lui ? La saison 2 nous le dira (si saison 2 il y a) mais c’est fort possible. Et c’est déjà arrivé. Passage en revue de ces héros secondaires qui ont fini par attirer tous les projecteurs dans leur direction.

Barney Stinson (How I met your Mother):
il est de loin le personnage le plus mémorable de la série. Génialement interprété par le toujours parfait Patrick Neil Harris, c’est à Barney que revient toutes les répliques cultes de la série ("Haaaave you met Ted ?", "It’s gonna be legen… wait for it… dary !", "Suit up !") et les running jokes les plus attendues (le slap bet, le bro code). Pourtant à la base, Barney n’est pas spécialement mis en avant. Ni plus ni moins que ses potes. Il est même plutôt le faire-valoir de Ted. Mais le talent du comédien et la personnalité de Barney le propulsent rapidement sur le devant de la scène. Et peu à peu, tout ce qui concerne ce personnage devient hénaurme. Les scénaristes se lâchent, osent tout et adoptent même un style un peu particulier, plus absurde, pour écrire sur ce personnage. Quitte même à déséquilibrer la série : peu à peu, ça devient le Barney Stinson show et on en oublierait presque les quatre autres personnages. Très drôle, très (trop ?) présent, c’est pour lui qu’on regarde HIMYM. 



Jack McFarland et Karen Walker (Will and Grace):
Tout comme Barney Stinson, Jack et Karen sont à la base les faire-valoir respectifs de Will et Grace. Très vite pourtant, le duo attire l’attention sur lui et les deux personnages aussi barrés l’un que l’autre deviennent les véritables héros de la série dans le cœur du public. Bien sûr, la relation de Will et Grace reste au centre des problématiques mais peu à peu celles de Karen et de Jack gagnent en profondeur, tout en restant, il faut bien le dire, beaucoup plus drôles. La popularité des deux est telle qu’un spin-off centré sur ses deux personnages est même envisagé pendant un moment avant d’être oublié (en partie en raison du bide que fait Joey à ce moment-là).


Ari Gold (Entourage) :
A l’origine, l’agent de Vincent Chase avait une place bien à part dans la série. Plus âgé que les autres personnages, il ne fait pas partie de la bande de potes du héros. Il est quasi-anecdotique. Seulement voilà, le jeu survolté de Jeremy Piven et les répliques politiquement incorrectes de son personnage contribuent à faire de ce dernier le chouchou de la série. Larger than life, Ari ose tout et chacun de ses pétages de plomb provoquent l’hilarité. Les scénaristes finissent même par lui créer son univers propre avec la fameuse Mme Gold et Lloyd, son assistant souffre-douleur. Pourtant, la grande réussite de la série est, selon moi, d’avoir réussi à donner autant d’importance à Ari sans oublier les autres personnages qui gagnent eux aussi en profondeur au fil des saisons (#TeamTurtle).

Steve Urkel (La vie de famille):
Jusque-là, les exemples présentés concernaient des personnages inclus dans le casting d’origine. Ca n’est pas le cas de Steve Urkel. Totalement absent des premiers épisodes de la série, il n’apparait que dans le douzième épisode de la première saison. Celui qui ne devait faire, à l’origine, qu’une simple apparition devient très rapidement le pilier de la série. Voisin amoureux de Laura, la fille des Winslow, ce petit geek au look improbable et à la voix aussi aigüe qu’insupportable prend toute la place. Il est de tous les épisodes, de toutes les scènes. Il devient le visage de la série. Jolie performance de la part de Jaleel White qui aura, il faut bien le dire, du mal à se détacher de son image urkelienne.

Ben Linus (Lost) :
Comme Steve Urkel, Ben Linus n’était pas destiné à prendre autant d’importance dans la série de JJ Abrams. Engagé à l’origine pour trois épisodes, Michael Emerson impressionne pourtant les producteur dans son interprétation de celui qui se fait encore appeler Henri Gale. Son charisme et son ambiguïté fascinent, à juste titre. Sa storyline est alors allongée de quelques épisodes. Mais finalement, sa popularité est telle qu’il finit par devenir le chef des Autres, les fameux ennemis des survivants du vol 815. Acteur absolument génial, Emerson a contribué à faire de Ben Linus l’un des méchants les plus réussis du petit écran et a imposé son personnage au rang de régulier pendant plusieurs saisons.



Carol Hathaway (Urgences) :
Dans la série "mon personnage doit tout à ma prestation", Julianna "Carol" Margulies se pose un peu là aussi. Dans le script d’origine, Carol ne devait pas survivre à sa tentative de suicide à la fin du pilote. Mais les projections tests réalisées à l’époque démontrent que Carol obtient immédiatement la forte sympathie du public. Impossible pour les producteurs d’ignorer l’impact positif de Margulies sur les spectateurs: certaines scènes sont retournées en urgence (sic) pour indiquer que le personnage survit finalement à sa tentative. Et Carol se voit intégrée au générique de la série en tant que personnage principal. Sans devenir l’héroïne de la série, elle en est malgré tout l’une des rares représentantes de la gente féminine. Elle est également pendant bien longtemps la seule infirmière parmi cette équipe de médecins que sont les personnages principaux. Well done !

Amanda Woodward (Melrose Place):
En fin de saison 1, Melrose Place ne connait pas encore le succès qui sera le sien plus tard. Le personnage d’Amanda Woodward, interprété par la dynastique Heather Locklear, arrive pour perturber l’idylle naissante entre Alison et Billy. Commence alors la longue carrière de la reine des bi-atchs dans une série qui en compte pourtant un sacré nombre (Kimberly, Sydney, si vous me lisez…). Amanda devient la véritable pierre angulaire de la série. Il n’y en a plus que pour elle. A compter du moment où elle entre en scène, elle est la seule à apparaître dans tous les épisodes, jusqu’à la fin de série. Locklear maintient d’ailleurs ce statut privilégié en obtenant que son nom apparaisse au générique avec la mention "Avec la participation spéciale de". En 2009, lorsque les audiences du spin-off Melrose Place 2009 peinent à décoller, la chaine CW joue son va-tout en annonçant à grand renfort de promotion l’arrivée de la diabolique Amanda. Mais cette fois-ci, ça ne prend pas et la série est annulée à l’issue de sa première saison.

Joey Potter (Dawson) :
Au début, la série se focalise essentiellement autour des amours de Dawson et Joey, contrariées par l’arrivée de Jen (Michelle Williams, créditée alors comme premier personnage féminin). Mais rapidement, les scénaristes semblent ne plus savoir quoi faire du gentil quoique benêt Dawson. Alors on colle dans les pattes de Joey le non moins gentil Pacey, un brin plus charismatique. La belle se retrouve au cœur des intrigues. Il faut alors se rendre à l’évidence : c’est elle la clé du succès de la série ; le juvénile minois de Katie Holmes ainsi que ses mimiques maniérées y sont pour beaucoup. Dans les dernières saisons, cette suprématie du personnage est encore plus flagrante. Lorsque la série quitte Capeside et emménage à Boston, on y suit Joey et non pas Dawson, comme le titre de la série aurait pu le laisser penser. Elle est d’ailleurs la seule actrice du casting à faire partie de tous les épisodes de la série. Comme quoi, il aurait mieux valu appeler la série Joey’s Creek. Après tout, elle aussi y habitait, dans cette fameuse crique.



Le propre d’une série est d’être une œuvre de fiction qui évolue avec le temps, qui se transforme, qui grandit. Et parfois, la popularité d’un personnage ou le charisme d’un comédien forcent les scénaristes à emprunter des directions souvent inattendues aux débuts de ladite série. Et c’est là tout la beauté de l’écriture sérielle. Gageons que le cas de Connor Walsh n’échappe pas à la règle et suive les cas précédemment cités en s’imposant comme le futur personnage clé de HTGAWM.


Un merci tout particulier à mon ami Jean-Maxime Renault, que vous pouvez lire ici, là et là. Thks buddy! ;)

vendredi 29 août 2014

Y a plus de saison!



Bon allez, let’s face it. On a eu un été pourri. Maintenant que le mois d’Aout touche à sa fin, on va avoir du mal à continuer de dire que "ça va venir"*. C’est acté, 2014 aura été une des pires années question météo. C’est un temps à se blottir sous la couette pour regarder des séries me direz-vous. Et vous aurez raison. Mais du coup, tant qu’à chercher l’évasion, il est bon d’éviter quelques-unes d’entre elles. Voilà un petit florilège des séries dans lesquelles il fait vraiment un temps de chiottes et qui sont donc à éviter si on veut oublier qu’il pleut et qu’il fait 15°C dehors.
Article sponsorisé par Catherine Laborde (ou Dhéliat, c’est selon).


Lost : Ok, quand on pense à Lost, on pense surtout au soleil, à la plage, aux héros quasi-dénudés sur fond de sable fin. C’est vrai. Et ça fait rêver. Mais il ne faut pas oublier que Lost se déroule sous les tropiques. Et qui dit tropique, dit pluies tropicales. Et là on ne parle pas du petit crachin breton. On parle de celles qui ne préviennent pas, celles qui mouillent vraiment et qui rendent tous les t-shirts transparents. De celles qui font de la jungle un endroit bien hostile, mais qui donne un putain de cachet à la série (surtout quand il s’agit de tendre des pièges à Ethan au cœur de la forêt – s1e15).

Game of Thrones : là, on ne pourra pas nous dire qu’on ne nous aura pas prévenus. Ils répètent tous à tout bout de champ que le winter is coming. Alors à King’s Landing, c’est encore une notion un peu abstraite. Mais à Winterfell (ça ne s’invente pas), c’est déjà beaucoup plus concret. Et alors prêt du Mur, je vous dis pas. On s’y gèle carrément les meules. Y a qu’à voir la demi-douzaine de peaux de bêtes que Jon Snow (ça non plus, ça ne s’invente pas) s’envoie sur les épaules pour survivre. C’est l’association PETA qui doit être contente…

Engrenages : les flics parisiens n’ont pas beaucoup plus de chance que la Garde de Nuit. Alors oui, bosser dans une des plus jolies villes du monde, ça n’a pas de prix, mais ça a un coût. Faut les payer les doudounes de Laure Berthaud, les imperméables de maitre Clément ou du juge Roban et tout le fourbi nécessaire pour que ces messieurs-dames ne meurent pas gelés pendant leurs planques ou leurs enquêtes sur des lieux du crime. Remarque, la série suit sa ligne éditoriale réaliste jusqu’au bout : vivre à Paris, c’est vivre avec la pluie.

Urgences : vivre à Chicago, en revanche, c’est vivre avec la neige et des conditions météorologiques désastreuses. Combien de fois on a vu les infirmières et les médecins débarquer au petit matin, totalement frigorifiés et recouverts de neige, dans le hall du Cook County ? La preuve - s’il en fallait - qu’il y fait un temps pourri, c’est que parmi les épisodes les plus marquants des premières saisons, on se souvient du gigantesque carambolage sur une autoroute à cause de conditions de circulation toutes pouraves (s1e10). On se souvient également d’un combat du Dr Ross contre les éléments pour sauver un enfant des pluies diluviennes qui s’abattent sur la ville (s2e7). Sympa.

X-Files : il est possible que Mulder et Scully soient les agents du FBI les plus poissards de la planète. Où qu’ils aillent aux Etats-Unis, il fait un temps de merde. Et pourtant ils en ont vu du pays. Mais globalement, en règle générale, dès qu’ils se pointent quelque part, il pleut. Et parfois même il pleut des grenouilles, c’est dire (s2e14). Pour eux aussi, l’imperméable et le parapluie font partie de l’uniforme. Bon en vrai, la raison de cette guigne météorologique, c’est que pendant ses premières saisons, la série fut tournée à Vancouver, ville peu réputée pour son climat chaleureux. 

The Killing : en termes de temps de chiottes, on détient là la grande championne. Haut la main. C’est bien simple, il pleut TOUT LE TEMPS dans The Killing. Le vrai bon gros temps de merde ; de ceux qui font passer l’Ecosse pour un pays ensoleillé. Située à Seattle, la série ne donne pas méga envie d’aller trainer ses guêtres dans le coin. Les gros pulls en laine de Linden et les hoodies bien épais de Holder n’arrangent rien. Mais en vrai, ce déluge incessant donne tout son charme et toute son identité à la série. Rarement la pluie n’aura été aussi bien filmée et aussi joliment mise en valeur. 



Comme quoi, faut qu’on arrête de se plaindre. Oui, il a fait moche pendant tout l’été, mais ça inspirera peut-être d’autres scénaristes à écrire des histoires aussi réussies que celles citées ci-dessus. Alors vive les dépressions et les chutes du mercure !

*Je ne sais pas si c’est juste pour m’embêter, mais au moment où je publie cet article, le temps a vraiment l’air de vouloir s’arranger… Elle m’aura fait chier jusqu’au bout, cette météo.